Fabien Duplan
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La psychomotricité

PsychomotricitéOutre le neurofeedback, j'utilise également la psychomotricité à Aix-en-Provence pour pemettre à mes patients de diminuer certains de leurs troubles neurodéveloppementaux et ainsi améliorer leur bien-être. Cette discipline permet de prévenir et de traiter de nombreux troubles psychomoteurs : hyperactivité, les troubles du tonus musculaire, les dysgraphies de développement, etc. Découvrez ci-dessous plus d'informations sur la psychomotricité !

QU’EST CE QUE LA PSYCHOMOTRICITE ?

La psychomotricité regroupe des fonctions motrices qui sont en lien direct ou indirect avec la pensée, la psychologie et les fonctions cérébrales. C'est une discipline qui met en avant la liaison du corps et de la psyché, contrairement à la dichotomie souvent mise en avant. Elle s'enracine dans un système de régulation, de feed-back et d'homéostasie qui cherche à mettre en adéquation les différentes dimensions de l’être humain.

En France, la psychomotricité est une profession paramédicale reconnue par l'État et inscrite au livret IV du code de la santé publique depuis 1988. Elle peut se pratiquer en institution publique, privée ou en cabinet libéral.

LES TROUBLES PSYCHOMOTEURS

Les troubles psychomoteurs sont des troubles neurodéveloppementaux qui affectent l'adaptation du sujet dans sa dimension perceptivo-motrice. Leurs causes associent des facteurs génétiques, neurobiologiques, psychologiques et/ou psychosociaux qui agissent à différents niveaux.

Ils sont souvent situationnels et discrets, entravant en priorité les mécanismes d'adaptation, constituant une source de désagrément et de souffrance pour le sujet et son milieu social.

Leur analyse clinique s'appuie sur une connaissance référentielle approfondie du développement normal.

Elle nécessite des investigations spécifiques dont l'examen psychomoteur, pour appréhender les aspects qualitatifs et quantitatifs des perceptions, des représentations et des actions du sujet (Albaret, 2011).

Les principaux troubles psychomoteurs sont :
    •    le trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité, et les troubles affectant les fonctions exécutives
    •    le trouble du développement de la coordination (dyspraxie de développement)
    •    les dysgraphies de développement
    •    les incapacités d'apprentissage non verbal
    •    les troubles spatiaux, les troubles temporels
    •    les troubles du schéma corporel
    •    les mouvements anormaux
    •    les troubles de la dominance latérale
    •    les troubles du tonus musculaire

Les caractéristiques de ces troubles sont les suivantes (Albaret, 2001 ; Corraze, 1981, 1999, 2010) :
    1    ce sont des troubles perceptivo-moteurs qui affectent les différentes fonctions d’exploration (aspects perceptifs), d’action (sur le milieu physique), de communication (notamment dans ses aspects non verbaux) et les manifestations émotionnelles ;
    2    ils se manifestent par des signes neurologiques doux qui signent l'existence d'un dysfonctionnement cérébral a minima ;
    3    ils sont associés à un complexe psychopathologique, comportant des facteurs émotionnels pouvant aller jusqu’à un véritable trouble psychiatrique qui soulève la question des comorbidités ;
    4    ils demandent une analyse des différentes dimensions (biologique ou organique, écologique, intentionnelle ou téléologique) pour permettre la prise en compte de la pluralité étiologique.

BUT DES INTERVENTIONS

La thérapie psychomotrice a pour objet de prévenir ou de traiter les troubles psychomoteurs ou les handicaps, conçus comme une altération du développement psycho-moteur et de l'organisation psychomotrice d'une personne, d'un patient à tous les âges de la vie.

Le psychomotricien intervient dans le dépistage, la prévention et le traitement des troubles psychomoteurs. Certaines de ses interventions peuvent également être à visée d'accompagnement du développement, en particulier dans le cadre de la petite enfance. On parle alors d’éducation psychomotrice, plutôt que de rééducation.

Les interventions ont pour but de favoriser l'intégration sociale, mais aussi les apprentissages scolaires quand il s'agit d'enfants, de permettre une meilleure intégration des perceptions, afin de favoriser l'activité du sujet, sa participation sociale, mais aussi le développement de sa personnalité toute entière.

L'être humain est en interaction permanente avec son environnement concret, familial et culturel. L'affectivité et l'intelligence, les possibilités d'agir sur le monde extérieur dépendent donc des conditions du milieu et de la qualité des relations qu'il entretient avec autrui. De ce fait la spécificité de l'approche psychomotrice réside autant dans l'écoute et l'attention particulières portées aux manifestations psycho-corporelles et à leurs significations qu'à l'attention portée aux possibilités effectives du sujet à être en relation, situé dans l'espace et le temps, orienté et capable d'anticipation.

LE BILAN PSYCHOMOTEUR

Lorsqu'une personne vient me consulter, elle passe tout d'abord par une phase de bilan, afin de pouvoir comprendre où sont ses forces et quelles sont les compétences qu’il faut entraîner. Le bilan psychomoteur a pour but d’évaluer :

  • la connaissance du schéma corporel
  • l'orientation dans l'espace et le temps
  • les coordinations globales
  • la dextérité manuelle
  • les fonctions visuospatiales et visuoconstructives
  • l’écriture
  • les fonctions exécutives (attention, flexibilité, inhibition de l'impulsivité, mémoire de travail, planification…)

LA REEDUCATION PSYCHOMOTRICE

1) Les principes de ma rééducation

Mes références théoriques principales sont : les avancées en neuropsychologie, les thérapies comportementales et cognitives, et les théories de l’apprentissage. On parle de remédiation cognitive.
L’idée est qu’à travers les activités abordées, des connexions cérébrales se font et se renforcent avec le temps, l'apprentissage est favorisé grâce à la guidance du psychomotricien.

J’implique pleinement les parents dans la rééducation, en les faisant participer à certaines séances, en leur conseillant des activités à faire à la maison pour renforcer le travail fait en séance.

Le but est de permettre une généralisation et un transfert des compétences travaillées dans les différents domaines de la vie du patient.

2) Les différentes interventions proposées

Une fois le bilan effectué, j’ai une idée claire des compétences à entraîner. Je vais pouvoir proposer différents moyens d'intervention :

  • Des jeux : ces jeux sont choisis en fonction des compétences cognitives et motrices à entrainer. Le patient travaille et s’entraine en jouant. L’accent est mis sur le plaisir d’apprendre, et le rire fait partie de la rééducation : on apprend mieux quand on est motivé !
  • Des activités motrices : là encore, elles sont choisies en fonction des capacités à entraîner. Le but est de faire découvrir au patient des stratégies qui lui permettront d'apprendre de nouvelles compétences, à travers un questionnement adapté qui lui permet de découvrir par lui-même comment effectuer le geste. On parle de découverte guidée, comme enseignée dans la méthode COOP.
  • La relaxation : la relaxation fait partie intégrante du travail en psychomotricité. Travail qui relie le corps et l'esprit, elle permet à la fois de relâcher le tonus musculaire et d'apaiser les émotions et les pensées qui peuvent perturber le sujet. Là encore, il s’agit de donner aux patients le moyen de gérer ses émotions et son stress, en lui apprenant des techniques adaptées.
  • En plus de la relaxation, je pratique depuis près de 20 ans la mindfulness, ce qui me permet de la proposer aux patients qui souhaitent l'utiliser dans leur vie quotidienne comme technique de gestion du stress et des émotions.

Pour obtenir plus d'informations sur la psychomotricité, contactez votre psychomotricien neurothérapeute à Aix-en-Provence. Spécialisé dans de nombreux domaines liés à l'étude et à la compréhension de l'activité cérébrale, je pratique également le neurofeedback, la thérapie cognitive et la méthode Cogmed.

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